Certaines évolutions sont à attendre de la loi Grenelle 2. Bien que le décret d’application soit moins ambitieux que les objectifs initialement exprimés, les modifications devraient porter sur les points suivants:
- Un plus grand nombre de sociétés concernées par cette obligation de reporting (extension progressive en fonction des effectifs et du CA),
- Un périmètre précisé,
- Une vérification obligatoire par un organisme indépendant.
- Une extension de la nature des informations à fournir.
Le nouveau dispositif est large, mais l’obligation de reporting va s’étendre progressivement (avant projet de décret du 9 mars 2011).
Trois niveaux d’obligations sont à considérer :
- Obligation de reporting (publication des données demandées dans le rapport de gestion),
- Obligation d’attestation (un organisme tiers indépendant délivre une attestation sur la délivrance des informations demandées dans le rapport),
- Obligation de vérification (par un organisme indépendant, sur la sincérité de l’information).
Les 3 niveaux d'obligation
En matière de contenu le dispositif ne semble pas plus précis que la loi NRE. Les thèmes sociaux et sociétaux devraient s’enrichir des domaines suivants :
- La diversité et l’égalité des chances,
- Le dialogue avec les parties prenantes,
- La prise en compte dans les achats des enjeux sociaux et environnementaux,
- Les actions en faveur des droits de l’Homme,
- Les actions en faveur de la santé et de la sécurité des consommateurs,
- La prise en compte des impacts du changement climatique.
Ceci est un extrait du chapitre sur le reporting et le contrôle de gestion sociale rédigé par Marie-Hélène MILLIE de l’ouvrage collectif du cercle SIRH aux Editions Vuibert.
Marie-Hélène MILLIE, ESCP, DESCF (expertise comptable), Elle a été
responsable du contrôle de gestion dans un groupe de presse, puis consultante et formatrice (enseignement supérieur et formation continue). Elle a fondé en 2007 sa société de conseil,
Nankita. Son domaine de spécialisation concerne les interactions entre contrôle de gestion et ressources humaines, avec une dimension internationale.

Laurent MAREMBAUD, Diplômé de l’institut national agronomique Paris-Grignon et de l’université Paris Sud (Paris XI), il a débuté sa carrière en
étant consultant M&A chez Rothschild puis consultant en organisation chez Oresys. Il a ensuite été responsable compensations & benefits au sein du groupe ITM entreprises (Mousquetaires)
et est actuellement responsable compensations & benefits pour le Groupe Soparind Bongrain. 
Ariane MOLE
Benjamine FIEDLER, Avocate au Barreau de Paris depuis 1989. Elle anime le département social du cabinet Bird & Bird depuis avril 2000. Titulaire d'un D.E.A. en droit des
affaires de l'université de Nanterre-Paris X, elle a par ailleurs suivi un programme M.B.A. d'administration des affaires à la city university of New York et est spécialisée en droit du travail
et de la sécurité sociale.
Karine GUIDERDONI-JOURDAIN, Docteur en sciences de gestion. Elle a étudié notamment le cas de l'usage de
la technologie "intranet RH" par le middle management. Elle est l’auteur de plusieurs articles et chapitres d’ouvrages sur le thème du e-management des ressources humaines. Elle est un
membre actif du réseau international constitué autour de l'e-RH.
Frédéric BASTOK


Jean-Marc
Jacques
CORMORECHE