Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 11:15

L’âge de bronze : le progiciel RH

Jusqu’au milieu des années 90, les entreprises disposent ainsi d’un système de gestion de personnel mono processus qui assure le traitement de paie avec brio. La culture informatique des DRH est faible, et bien que les utilisateurs aient quand même un rôle à jouer, elles s’en remettent en grande partie à la DSI.
C’est dans cette même période que des problématiques nouvelles apparaissent : avec la montée du temps partiel, plusieurs mesures gouvernementales font entrer la paie dans une autre dimension (mesures incitatives de réduction des charges patronales, nouvelles contributions, nouveaux types de contrats, etc). Sous la poussée des nouvelles lois, la paie se complexifie, de nouvelles rubriques apparaissent sur les bulletins de paie. On commence à demander de plus en plus d’analyses soit au système de paie, si celui-ci le permet, soit à des systèmes spécifiques pour compter les heures de débit-crédit, et ainsi alimenter d’autres systèmes périphériques comme la gestion de production.

Très rapidement le progiciel de paie s’essouffle. Pour suivre une réglementation de plus en plus complexe, les éditeurs proposent de nouvelles versions de leurs produits. Leur offre s’enrichit de nouveaux processus, comme la gestion du temps, la gestion de la formation, bâtis sur le même principe d’ouverture que le processus de paie, mais surtout il existe désormais un outil de requêtes à la portée des utilisateurs.

Cette avancée enthousiasme à la fois DSI et utilisateurs de la DRH d’autant plus que ces derniers commencent à acquérir une certaine culture informatique mais aussi une certaine autonomie grâce à l’évolution de la micro-informatique.

 


Par Bernard JUST - Publié dans : Organisation du SIRH
Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 10:07
Les entreprises ont toujours du réaliser un reporting RH ne serait-ce que pour répondre aux obligations légales (Bilan social depuis 1977).

Au départ, le contrôle de gestion avec sa vision financière et la RH avec sa vision fonctionnelle produisaient chacun leurs chiffres. Cela débouchait sur d’interminables justifications d’écart. Le contrôle de gestion s’est donc désintéressé peu à peu de ces données laissant la tâche à la RH.

Les moyens à la disposition de la RH se résumaient en général au requêteur du système de paie couplé à Excel. Ce couple fonctionnait plutôt bien dans la mesure où les besoins étaient limités et surtout restaient entre les mains de la DRH.
Combien de fois a-t-on entendu dire que la production du bilan social nécessitait un stagiaire à plein temps pendant 2 mois ....

Les demandes plus importantes et plus fréquentes et la multiplication des utilisateurs ont conduit à l’évolution de l’offre. Les éditeurs de paie se sont tournés vers les outils décisionnels, exploités depuis de nombreuses années par le contrôle de gestion, le commerce et les autres fonctions clés de l’entreprise.
Le constat est simple : pourquoi ne pas offrir à la RH des outils qui font leur preuve dans la réalisation du reporting ?

L’objectif est de pouvoir enfin automatiser les process récurrents et ouvrir l’utilisation à un plus grand nombre. Les tableaux de bord RH ne sont pas tant faits pour la RH que par la RH, pour les managers opérationnels et les gestionnaires, alors pourquoi ne pas leur permettre d’être plus autonomes ? Ainsi, depuis une dizaine d’année maintenant, le SIRH s’étoffe d’une offre dédiée pour le reporting reposant souvent sur un partenariat entre les éditeurs de progiciels de paie et les éditeurs de la Business Intelligence.
Les outils de BI présentent les fonctionnalitées suivantes :


Par Le Cercle SIRH - Publié dans : reporting et contrôle de gestion sociale
Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /Juil /2007 08:55
Il est difficile de dire précisément en quelle année est apparu pour la première fois l’acronyme SIRH. Sans remonter au temps où la terre était une grosse boule de feu, on peut dire sans trop s’avancer que la GRH a toujours existé. Mais, il faut bien l’admettre, même si son informatisation a beaucoup évolué, il reste de nombreuses facettes à découvrir.

L’âge de pierre : le progiciel de paie

A la fin des années 60, l’informatique vient de faire un pas de géant en passant de la mécanographie à l’ordinateur. L’informaticien, bien que cherchant à réaliser des applications conformes à ce qui lui est demandé, se trouve dans une position dominante du fait de ses connaissances techniques et de son langage.

Cela se rééquilibre dans les années 70 et au début des années 80. La culture informatique se répand et l’utilisateur comprend un peu mieux le langage de l’informaticien. Commence alors à se poser la question de la relation entre informaticiens et utilisateurs. La raison est que l’informatique réalise de plus en plus d’applications « pointues » pour des utilisateurs de plus en plus exigeants. Les utilisateurs osent enfin exprimer des demandes qu’ils commencent à formaliser. C’est le début d’une période un peu surréaliste, caractérisée par l’accumulation de demandes des utilisateurs qui s’entassent sur le bureau des analystes et des programmeurs. C’est l’époque dorée des informaticiens, qui sont désirés, courtisés et qui font tout leur possible pour rendre service.

Cela conduit à des situations cocasses comme celle d’un utilisateur qui, se faisant livrer la nouvelle version tant attendue de son journal de paie, constate à la première édition, qu’il a oublié par mégarde de préciser dans sa spécification détaillée qu’il voulait un total général en bas du listing.
Il fait donc une demande complémentaire qui est placée, règlement oblige, sous la pile des demandes en attente.
Au final, pour un montant absent en bas d’un état, l’utilisateur va devoir attendre des mois, si ce n’est pas des années, pour obtenir satisfaction.

Face à ce marasme quasi général, la communauté informatique propose une solution originale: rendre les applications paramétrables.
Cela consiste à donner la main à l’utilisateur sur une partie très réduite de son application, sans pour autant qu’il dispose de compétences informatiques et qu’il mette en péril le traitement lui-même. Il peut ainsi personnaliser quelques règles de paie, modifier quelques libellés et mettre en forme quelques états standard en choisissant ses en-têtes, ses ruptures, ses arguments de tri.

Le premier package de paie (on n’emploie pas encore le terme de progiciel) est né.

Pour les entreprises, cette nouvelle approche est une aubaine car, quoi qu’on en dise, qu’est-ce qui différencie la paie d’une entreprise de la paie d’une autre entreprise ? Rien, si ce n’est la couleur du bulletin de paie. Le progiciel réalise désormais en standard toutes les fonctions de bases, à savoir, calculer et éditer des bulletins de paie, des journaux de paie, des livres de paie, des états comptables, des déclarations, etc.
Alors pourquoi se lancer dans le développement interne lourd et coûteux d’un système de paie alors qu’il existe des solutions standardisées ?
Autrement dit « Pourquoi réinventer la roue ? ».


Par Bernard JUST - Publié dans : Organisation du SIRH
Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 13:53
Avec la possibilité de paramétrer les progiciels RH, ceux-ci ont atteint un tel niveau d’ouverture et de flexibilité que faire appel à l’informatique devient de plus en plus exceptionnel.

 


Se pose alors la question du paramétrage : qui va le prendre en charge ?

 

Les organisations et les structures se sont mises en place et ont adopté le schéma suivant :

les informaticiens exploiteront les machines et maintiendront le moteur et le coeur du système sur le plan technique

les utilisateurs prendront en charge, au moyen du paramétrage, tout ce qui est traduction des règles de gestion de l’entreprise et au moyen de l’outil de requête, tout ce qui est états légaux, analyses et indicateurs sociaux.

Débarrassés de toutes les contingences techniques, les DRH commencent à chercher des profils de paramétreurs pour s’occuper de la paie et de la codification du réglementaire.

C’est alors que l’on se rend compte que le métier de paramétreur ne s’invente pas. C’est un rôle de spécialiste et avec lui, on introduit dans l’organisation une complexité supplémentaire. En clair, avec la  précédente application de paie, quand il y avait une erreur, c’était de la faute de l’informatique ; avec le progiciel, l’erreur peut aussi venir du paramétreur, donc de la DRH, ce qui est plus gênant dans un contexte où, par définition, « c’est toujours la faute des informaticiens ».

En parallèle le paramétreur se spécialise. Il acquiert peu à peu une certaine technique qu’il est le seul à détenir au sein d’une direction à vocation plutôt administrative et juridique. La raison est que les progiciels de paie et de GRH sont devenus de plus en plus puissants mais aussi de plus en plus spécifiques et nécessitent de plus en plus de compétences métier. Ils se sont enrichis en outre de nouveaux processus donc de nouvelles possibilités de paramétrage, se sont dotés de langages de programmation propriétaires les rendant difficilement maîtrisables par le programmeur de base qui n’a pas reçu une solide et coûteuse formation chez l’éditeur.


Rapidement, la DRH devient dépendante de cette nouvelle fonction et, inévitablement, elle passe de la dépendance au programmeur de la DSI à la dépendance au paramétreur de la DRH. L’application paie se retrouve alors dans la même situation critique que lorsqu’elle dépendait de l’informatique. Cette application étant généralement jugée par l’entreprise elle-même comme la plus sensible, les DRH embauchent des profils de plus en plus « pointus » pour constituer des pools de paramétreurs là où il n’y a pas nécessairement de travail pour tous. L’objectif affiché est de garantir une certaine paix sociale en assurant une paie totalement fiable, maîtrisée et sécurisée.

 



Par Bernard JUST - Publié dans : Paie et GTA
Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 11:54

L’acronyme e-RH trouve son origine avec les premières applications RH utilisant Internet et les technologies associées. Au final, cet anglicisme, signifiant que la GRH a acquis sa forme électronique, se décline en e-recruiting, e-learning, e-training, e-carrière, e-compétences, e-management. Désormais, elle est une réalité et sa révolution est loin d’être achevée.

Parfois baptisé Business to Employee (ou B to E), la e-RH a été la réponse aux enjeux de productivité et de gestion des ressources auxquels ont été confrontées les DRH dès le bouleversement du début du siècle. On pouvait penser que c’était un effet de mode, mais sept ans après, cette tendance se poursuit. Désormais les DRH, convaincus par le succès de la gestion des congés et de la saisie des informations individuelles, concentrent leur priorité sur des applications touchant de plus en plus de processus pour le plus grand nombre de collaborateurs.

Après s’être attaqué en premier à ce qui était le plus facilement automatisable ou permettant de gagner sans risque en productivité, les DRH décident d’intégrer, processus par processus, les nouvelles technologies dans des domaines aussi variés que l’ingénierie des compétences, l’auto-évaluation, la formation et la gestion des connaissances, le recrutement.

L’objectif majeur est de réduire, au niveau de la DRH, les tâches administratives, à faible valeur ajoutée, en transformant le modèle, les habitudes, la manière de faire, et en augmentant le service rendu au nouveau client : le salarié. Trois domaines sont souvent évoqués : les processus, l’utilisation des nouvelles technologies, et enfin les coûts.


La priorité va donc être l’individualisation des processus RH, l’utilisation d’un point d’entrée unique : le portail fédérateur.


Si les premières applications e-RH étaient orientées essentiellement vers des processus d’échange de données internes entre collaborateurs, managers et gestionnaires, celles-ci se sont progressivement tournées vers des processus plus élargis. Mobilité, compétences, connaissances et recrutement font désormais parties des nouvelles orientations pour constituer les self-services de seconde génération.


La partie cachée de l’iceberg se résume à deux constats :

Primo, les collaborateurs de la DRH vont voir se réduire progressivement et de manière tout à fait insidieuse les tâches qui leur sont confiées. On va leur demander de se concentrer sur des activités à plus grande valeur ajoutée ou plus stratégiques.

La reconversion professionnelle est trop souvent oubliée, car la gestion de carrière ou le recrutement ne correspondent pas forcément aux compétences actuelles d’un gestionnaire qui a consacré pendant des années son activité quotidienne à saisir des absences et des éléments variables de paie.

La nécessité d’accompagner l’évolution du travail de ces collaborateurs est un élément à ne pas négliger.

Secundo, les managers vont devoir assumer au quotidien un rôle qui leur est tombé dessus sans prévenir : la gestion de leurs collaborateurs, avec une direction des ressources humaines qui intervient ponctuellement auprès d’eux à titre de conseil.

Sous couvert d’une meilleure répartition des responsabilités, on assiste alors à une mini révolution dans l’entreprise : d’un côté des managers frustrés de récupérer une charge de travail ingrate en plus de leur job quotidien et de l’autre, des gestionnaires de personnel qui regrettent le temps où les salariés leur rendaient visite pour faire le point sur leur congés et parler des enfants.

Qu’il est difficile de satisfaire tout le monde, commence-t-on à penser alors que la modernité et l’efficacité du système semblent si prometteuses.



Par Bernard JUST - Publié dans : e-RH
Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 09:38
  Cercle SIRH La gestionnaire

Par Bernard JUST - Publié dans : e-RH
Dimanche 1 juillet 2007 7 01 /07 /Juil /2007 16:37

Une sélection de quelques ouvrages :



Du DRH au self-service, Bernard JUST
 
Tableaux de bord sociaux, Bernard MARTORY

Les tableaux de bord RH, Joëlle IMBERT

Etre E-DRH, François SILVA

Pas de DRH sans SIRH , Bernard JUST



Presse spécialisée :

WK RH : Le site des éditions Lamy-Liaisons sociales qui publient notamment  Liaisons Sociales Quotidien et Entreprises & Carrières.
RH&M : Outre la revue du même nom cet organisme indépendant organise également des forums, séminaires et évènements.
Edition LEFEBVRE : Memento pratique sur les pratiques RH.

Par Le Cercle SIRH - Publié dans : Bibliographie
Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 18:47

Quand on pose au DSI la question des domaines à faire évoluer en priorité l’année prochaine, la DRH est parmi les derniers, bien après le commercial, la finance, l’infrastructure et la logistique.

Deux explications :

quand le SIRH est info-géré, il n’entre pas directement dans le champs d’action de la DSI,
comme le SIRH dépend dans presque tous les cas du DRH, la DSI n’est pas directement impliquée dans les évolutions du SIRH.

Même si cette évolution récente n’est pas systématique, on constate cependant une forte tendance pour les DRH à s’approprier le SIRH en totalité (MOA et MOE), le plus souvent à la demande des DSI, considérant que le domaine RH n’est pas le cœur de métier de l’entreprise.

 



Par Gérard PIETREMENT - Publié dans : Evolution et coût du SIRH
Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 18:38
Il va y avoir prochainement des évolutions assez nombreuses, qui auront un impact sur le SIRH
Contrat de travail unique : la notion de CDD / CDI risque d’évoluer compte tenu des réformes en cours
Retenue à la source : ce principe a toutes les chances d’être mis en application prochainement. Déjà beaucoup de pays étrangers effectuent le prélèvement à la source
Dématérialisation du bulletin de paie : la dématérialisation des titres date de 1981. le bulletin de paie sera très certainement dématérialisé dans les prochaines années,
tant pour l’entreprise qui consultera de moins en moins les archives,
que pour le salarié qui pourra avoir accès à son bulletin de la même façon qu’il peut consulter son compte bancaire ou sa feuille d’impôts.
CV anonyme / CV universel : la notion de CV anonyme est purement française et elle n’est pas obligatoire pour l’instant. En revanche, la notion de CV universel, pour l’instant CV européen, commence à se diffuser.


Par Gérard PIETREMENT - Publié dans : Evolution et coût du SIRH
Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 18:26

Il y a plusieurs années, on parlait surtout du coût du bulletin de paie, mais même cette notion était difficile à mesurer selon le périmètre par exemple pour les coûts externes, les coût des gestionnaires, et les coûts logistiques.
 

Depuis l’élargissement du SIRH, les quatre axes de coûts sont les suivants : 

le premier axe couvre l’administration incluant la paie, les déclarations administratives et les éléments variables,  
le deuxième axe couvre le développement RH avec le recrutement, la gestion des carrières et la formation, 
le troisième axe couvre toutes les maintenances et évolutions réglementaires, 
enfin le quatrième et dernier axe couvre le contrôle budgétaire, les notes de frais,  la GTA et la gestion des compensations and benefits.

 

Dans chacun de ces axes, on peut alors mesurer le coût de la DRH et le coût des S.I., qu’ils soient en interne ou en externe.

Nous avons dans notre benchmark SIRH 2007 demandé aux participants de renseigner ces matrices de coût pour appréhender de façon plus large le coût du SIRH.
 

L’approche gains est plus difficile à quantifier, mais tous ces coûts ont une contrepartie largement positive

Les coûts des progiciels de recrutement sont souvent amortis par des coûts de recrutement moindres liés aux attachés de recherche ou aux cabinets de recrutement.

Les coûts des progiciels de note de frais sont souvent amortis par une meilleure récupération de la TVA



Par Gérard PIETREMENT - Publié dans : Evolution et coût du SIRH
 
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