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La conduite d'un projet SIRH

Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 16:18

Choisir une méthodologie projet

La méthode par phase est la méthode la plus répandue. Le principe est de formaliser la validation d’une phase avant de passer à la phase suivante. Cette méthode à été déclinée dans de nombreuses variantes de 4 à 6 phases.

Exemple de phases

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Le principal défaut de ces méthodes est « l’effet tunnel », entre le lancement et la validation il s’écoule souvent plusieurs mois. Le cas le plus défavorable étant une spécification menée indépendamment de l’outil avec une construction (développement ou paramétrage) menée uniquement par l’éditeur ou l’intégrateur. Le risque d’incompréhension est grand à l’étape de validation. 

De plus la spécification est un engagement contractuel. Toute modification du périmètre est considérée comme un écart, facturable en supplément. Un phénomène de retard de validation à chaque phase peut être constaté en fonction de la réticence des acteurs vis-à-vis de cet engagement. 

Les méthodes agiles sont apparues afin de traiter les projets différemment. Elles partent du constat qu’il est impossible de tout prévoir.

Plusieurs itérations sont planifiées dès le départ. Chaque itération est un livrable pouvant être opérationnel. Le risque de le modifier à l’itération suivante est assumé et est jugé préférable à attendre une spécification qui sera nécessairement imparfaite. De fait, les itérations peuvent traiter plusieurs fois le même sujet et ne sont envisageables qu’avec des actions de paramétrage ou des méthodes de développement rapide.

Il ne faut pas confondre ces méthodes avec les “POC” (Proof of concept), qui sont des maquettes n’ayant pas pour objet d’être utilisées de manière opérationnelles.

L’équipe est autonome en terme de décision, elle est jugée pour son livrable. L’effet tunnel est réduit et facilite l’appropriation par les utilisateurs au fil des livraisons successives. Tandis qu’un projet par phase refusé lors de la recette conduit a une absence totale de livrable pour le client.

Les itérations apportent de la satisfaction et permettent d’avancer vite. Mais pour en conserver les bénéfices, les remises en causes doivent être marginales.

Est-ce que ces deux méthodes sont irrémédiablement incompatibles ? Pas forcément. Afin de choisir pour les projets SIRH nous vous proposons l’analyse des paramètres suivants :

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Cette simplification doit être maniée avec soin, mais elle présente l’intérêt d’être compréhensible et facilement applicable.

Ceci est un extrait du chapitre sur la conduite de projet SIRH rédigé par Philippe BOT de l’ouvrage collectif du cercle SIRH aux Editions Vuibert.

photo philippe botPhilippe BOT, Dauphine, Cedep-Insead. Il a travaillé au sein de la DRH de Bouygues Telecom ainsi que dans un cabinet de conseil ayant une forte expertise SAP HCM. L’expérience acquise lui permet de rejoindre L’Oréal où il deviendra DSI ressources humaines du groupe. Il a développé une expertise concernant les différents types de projets SIRH. En 2010, il fonde Etinea, société de conseil spécialisée dans ce domaine.     

 


Par Le Cercle SIRH - Publié dans : La conduite d'un projet SIRH
 
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